Abdourahamane LY

Je m’appelle Ly Abdourahamane, étudiant en licence 1 MIMP (maths informatique mécanique physique) à l’université scientifique et technologique de Lille 1.

Arrivé en France le 15 aout 2011 à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle de Paris, je fus l’homme le plus heureux ce jour, comme pour dire que mon rêve était devenu une réalité.

En effet, mon aventure commença dès mon arrivée sur Lille. Le début de mes cours fut une grande difficulté, croyez-moi chers lecteurs, qu’il ne m’a fallu que peu de temps pour constater la grande différence qui existait entre le système éducatif  guinéen et celui de la France.

Ceci s’explique par un système éducatif très favorable aux étudiants, par la qualité de l’enseignement, la prestation prestigieuse du corps professoral, la mise en place des outils nécessaire à ces formations (salles d’informatiques équipées avec internet, bibliothèques …), des cours magistraux qualifiants, des travaux pratiques intenses et obligatoires avec tous les outils disponibles pour concilier la théorie à la pratique. Le taux de réussite aux examens reste très faible surtout pour les étudiants guinéens. Par contre, il est possible avec le courage, la volonté et une très bonne base de réussir avec succès. Par exemple, mon premier examen a été trop dur car, mes notes n’avaient pas répondu à mes attentes parce que, je ne m’étais pas adapté au système d’enseignement. Finalement, j’ai redoublé d’efforts pour surmonter ces difficultés et j’ai puis validé mon premier semestre.

Les universités Lilloises, comptent parmi les plus prestigieuses de la France métropolitaine et ouvrent la voie à plusieurs débouchées favorisant l’insertion sur le  marché de l’emploi, à cette époque de mondialisation où la concurrence reste prégnante.

En outre, la vie étudiante à Lille nécessite des ressources financières pour une bonne formation car, certains étudiants restent confrontés à d’énormes difficultés pour suivre avec efficacité leur formation. Je vous  rappelle que rien n’est fortuit à Lille mieux, tout se mérite. La cherté de la vie est aussi une réalité à ne pas négliger car, les loyers coutent entre 150 à 400 euros avec une possibilité d’allocation (CAF). Malgré la possibilité de  travailler, la majorité des étudiants qui se retrouvent dans cette situation (étudier et travailler) ont du mal à s’adapter voire à réussir leurs études mais, c’est la seule issue légale pour se faire de l’économie.

Ici, la vie n’est pas toujours rose comme on le croit car, elle est d’ailleurs souvent oignon sous l’effet des pressions académiques, des stress sans cesse mais aussi du climat peu favorable aux étudiants guinéens. Tout au début, vous êtes confrontés à des difficultés d’acclimatation. Je ne cessais de greloter sous l’effet ardent du froid avec des neiges accompagné du vent sec et rude. Je partais parfois en retard à la fac parce qu’il faisait nuit quand je me réveillais et, il fait jour aussi certains moments vers 20h comme si c’étais 18h à Conakry.

 

 

Je saisi l’opportunité pour prodiguer ces sages conseils aux futurs postulants :

·         S’assigner toujours un objectif déterminé dans le cadre des études;

·         Avoir des ressources financières suffisantes surtout pour la 1ére année ;

·         Venir tôt pour éviter de rater les premiers cours ;

·         Avoir l’esprit d’ouverture pour pouvoir s’intégrer rapidement ;

Pour finir, Je voudrais remercier Campus-France Guinée pour l’opportunité qu’elle offre aux étudiants à venir poursuivre des études qualifiées, mes remerciements vont également à l’endroit de mes parents qui m’ont soutenu pour la réussite de mes études.

                                      LY ABDOURAHMANE